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BERNARD EDWARDS

Soul - Funk Twitter Facebook Google +

Portrait du bassiste et producteur du groupe Chic, décédé le 18 avril 1996

Ouais mec, souviens toi, c’était à l’époque où le disco squattait les ondes radios et les dancefloor : Village People, Boney M, Dona Summer, Patrick Hernandez, j’en passe et des moins pires ! Chez nous clo-clo fait un malheur avec Alexandrie avant qu’il ne s’essaye à l’élécricité dans sa nouvelle baignoire à remous... paix à son âme.
C’est à cette époque, maudite pour tout les dieux du funk et de la soul, que Chic fait une entrée fracassante dans le miouzic bizness. Freak Out est en effet un tube planétaire et, à son écoute, même les plus zélés des ennemis du disco ne pourront empêcher leur cul de bouger sur le beat ;

« Putain, qu’est ce qui m’arrive ? » s’exclame soudain un vieux rocky bedonnant qui se déhanche tel le dégénéré sur les lames de son plancher. Ce poste radio braille « Le freak, c’est chic ! » et la petite rythmique de guitare qui tue à produit son effet instantanément.
On dénombrera ainsi des dizaines de milliers de victimes à travers le monde et, après enquète, on déniche les deux terroristes, Bernard Edwards et Nile Rodgers, producteurs et respectivement, bassiste et guitariste de Chic. Lors de leur arrestation, nos deux gaillards nieront les faits (« c’est pas nous c’est Barry White ! ») mais ils succomberont vite aux effroyables tortures de la Police Internationale et, après une nuit d’interrogatoires intensifs, ils crachent le morceau ; « On a pas fait exprès de faire sauter la baraque ! ».
La sentence ne se fera pas longtemps attendre : Nile Rodgers et Bernard Edwards sont condamnés à produire le prochain album de Sheila (oui, oui ! il s’agit bien de notre Sheila Nationale !) et on ne leur laisse aucune alternative. « On peut pas aller au bagne comme tout le monde ? » Mais, en parfaits professionnels qu’ils sont , ils vont pas bâcler le travail. Confrontés au désastre vocal sus-cité, ils rattrapent la sauce comme ils peuvent et le produit fini, fait un tabac chez nous.
Nos deux requins de studio effectueront ainsi de nombreux travaux d’intérêt général, notament pour Sledge et Diana Ross, mais aussi pour Debby Harry et David Bowie. Leur rythmique super groovy accroche à tous les coups et leur productions, modèle d’intelligence et de propreté nous donnera à entendre un bon pacson de réussites. Le groupe Chic sortira ainsi pas moins de sept albums entre 1978 et 1983, préparés selon une recette qui ne changera pas : 2/3 de funk, 1/3 de soul. Pleins, plein de bonnes choses dans ces disques et on citera pour mémoire Good Times, I Feel You Love Commin’on,

  I Want Your Love 

ainsi que Will You Cry... et At Last I Am Free, deux ballades bien puisantes qui n’ont rien perdu de leur efficacité.
Après Believe en 1983, Chic se sépare mais Bernard et Niles ne sont pas fâchés pour autant. Cette même année Bernard Edwards sort son unique album solo : Glad To Be Here, sur lequel on retrouve à la guitare...devinez qui ? Niles Rodgers.
En 1992, nos deux terroristes récidivistes créent la surprise en reformant Chic. L’album, Chic-ism, est un succès. La nouvelle génération accroche et en demande plus mais, malheureusement, l’aventure se terminera brusquement le 18 avril 1996. Bernard Edwards, atteint d’une pneumonie, est retrouvé mort dans une chambre d’hôtel.
Triste fin pour une si belle histoire. Pour ma part, à l’heure où j’écris ces lignes, je vois bien le collègue Bernard en train de se frapper le boeuf avec Jonny Guitar Watson dans des nuages moelleux super confortables très très loin dans le ciel.

Grandmaster DJ X (Scratch / 1996)


A écouter
CHIC
« Chic »
« C’est Chic »
« Risqué »
« Real people »
« Take it off »
« Tongue in chic »
« Believe »
« Chic-ism »
ainsi que deux très bonnes productions :
DIANA ROSS « DIANA »
SISTER SLEDGE « We are family »

15

18:00 - 20:00

Marseille France

Départ de la sixième tournée du Walkabout Sound System
info booking : tony (at) cafoutch.fr